vendredi 25 décembre 2015
Brume légère
Les matins brumeux ou les après-midi
le soleil se reflète sur l'eau du nord-ouest,
j'essaie d'imaginer où tu en es dans ta vie,
ou ce que tu es en train de faire
pendant que je pense à toi.
Robert James Waller
(Sur la route de madison)
mercredi 23 décembre 2015
La colombe
Offrons le globe aux enfants, au moins pour une journée.
Donnons-leur afin qu’ils en jouent comme d’un ballon multicolore,
Pour qu’ils jouent en chantant parmi les étoiles.
Offrons le globe aux enfants,
Donnons-leur comme une pomme énorme,
Comme une boule de pain toute chaude,
Qu’une journée au moins ils puissent manger à leur faim.
Offrons le globe aux enfants
Qu’une journée au moins le globe apprenne la camaraderie,
Les enfants prendront de nos mains le globe
Ils y planteront des arbres immortels.
Nâzim Hikmet (1901-1963)
vendredi 23 octobre 2015
La capeline
Au bord de la mer
Près de la mer, sur un de ces rivages
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent beaucoup de coeurs.[...]
Où chaque année, avec les doux zéphyrs,
On voit passer les abeilles volages
Qui, bien souvent, n’apportent que soupirs,
Nul ne pouvait résister à leurs charmes,
Nul ne pouvait braver ces yeux vainqueurs
Qui font couler partout beaucoup de larmes
Et qui partout prennent beaucoup de coeurs.[...]
Guy de Maupassant
mercredi 23 septembre 2015
Là-haut
Quand le ciel étoilé couvre notre demeure
Nous nous taisons durant des heures
Devant son feu intense et doux
Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous.
Les grands astres d'argent tracent là-haut leur route ;
Sous les flammes et les lueurs
La nuit étend ses profondeurs
Et le calme est si grand que l'océan l'écoute !
Mais qu'importe que se taise même la mer,
Si dans l'espace immense et clair
Plein d'invisible violence
Nos coeurs battent si fort qu'ils font tout le silence !
Emile Verhaeren
Nous nous taisons durant des heures
Devant son feu intense et doux
Pour nous sentir, plus fervemment, émus de nous.
Les grands astres d'argent tracent là-haut leur route ;
Sous les flammes et les lueurs
La nuit étend ses profondeurs
Et le calme est si grand que l'océan l'écoute !
Mais qu'importe que se taise même la mer,
Si dans l'espace immense et clair
Plein d'invisible violence
Nos coeurs battent si fort qu'ils font tout le silence !
Emile Verhaeren
vendredi 4 septembre 2015
Les nénuphars
(...)Mais je sens la poussée en moi vivace et sourde
D’autres pensers germés mystérieusement,
Qui s’achèvent encor dans l’assoupissement,
Comme les nénuphars qui dorment sous l’eau lourde.(...)
Edmond Rostand
mercredi 12 août 2015
mercredi 29 juillet 2015
L'oasis
Elle passait toutes ses journées, dans le silence menaçant de la plaine sans soucis, sans pensées, poursuivant des rêveries vagues, indéfinissables, intraduisibles en aucune langue humaine.
Parfois, pour se distraire, elle cueillait au fond de l'oued desséché quelques fleurettes bizarres, épargnées du soleil, et chantait des mélopées arabes.
Isabelle Eberhardt
Yasmina, Conte Algérien
happy birthday Andiamounet!
happy birthday Andiamounet!
samedi 20 juin 2015
Nuit satine
lundi 4 mai 2015
La même lune
A Bof, qui m'a sorti de ma torpeur artistique
A Pierre, que j'espère bien voir sortir de la sienne....
Quand je pense que c'est la même lune
Qui brille pour toi, qui brille pour moi,
Moi je me dis que c'est la même fortune
Qui rit pour toi, qui rit pour moi.
T'es loin mais y a un p'tit point qui scintille
Autour de toi, qui vient de moi
Et je jongle avec les étincelles
Qui sont cachées au fond du ciel.
Qui brille pour toi, qui brille pour moi,
Moi je me dis que c'est la même fortune
Qui rit pour toi, qui rit pour moi.
T'es loin mais y a un p'tit point qui scintille
Autour de toi, qui vient de moi
Et je jongle avec les étincelles
Qui sont cachées au fond du ciel.
Véronique Sanson
mardi 31 mars 2015
La belle endormie
Pour Katy L.
Le soleil du matin tombe en bruine d'or
À travers les rideaux de blanche mousseline : C'est comme un fin brouillard de lumière en sourdine
Éclairant l'oreiller d'une blonde qui dort.
Les cheveux, déroulés comme un torrent de soie
Riche de tous ses flots trop longtemps contenus,
Débordent sur l'épaule et baisent les seins nus
De la femme qui rêve... et sourit dans sa joie.
À travers les grands cils de ses paupières closes,
Il voudrait voir un seul de ses rêves charmants ! Quelle image apparaît à ses beaux yeux dormants ?
Cueille-t-elle des lis, des bleuets ou des roses ?
André Lemoyne (1822-1907)
mercredi 11 février 2015
mercredi 21 janvier 2015
La lampe tempête
Elle a au fond des yeux
Des oiseaux migrateursQui ne veulent plus quitter
Leurs forêts enchantées,
Des moissons de musiques
Cueillies par des mésanges
Et des lapins magiques
Qui volent des oranges.
Elle a au fond des yeux
Des miroirs bariolés
Qui ont des airs de lacs
De sang et d'eau mêlés
Et des enfants perdus
Qui se sont retrouvés
Pour un grand bal masqué
Où rien n'est interdit.
Tout ce que je vous dis
Elle l'a au fond des yeux.
Tout ce que je vous dis
Elle l'a au fond des yeux.
Elle a au fond des veux,
En cadeau partagé,
Le silence et la paix
D'un grand fleuve soumis,
Dix armées en déroute
Que ne blesse aucun doute
Et des ressuscités
Aux plaies cicatrisées.
Elle a au fond des yeux
Un horizon de feu
Où s'embrasent les cœurs
Des marins oubliés,
Une échelle de rêve
Sur laquelle se tient
Un homme abandonné
Qui me ressemble bien
Julien Clerc
jeudi 8 janvier 2015
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