lundi 3 février 2014

Brume

"Quel est l'homme, même étant un fantôme, qui ne risquerait pas un œil sur cette lumière, diaphane comme un cristal transparent qui brille et qui traverse vos pupilles qui se contractent mais restent ouverts devant l'apparition énigmatique, visible et fabuleuse d'une fée des bois, ivre de joie, de vin, de poésie, d'amour et d'eau fraîche, comme un astre enveloppé d'un halo de vapeur..."  Bizak

11 commentaires:

  1. Elle est bien jolie la fée du lac !
    Celle qui lance l'eau
    A qui s'apporoche trop !

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    1. Tant qu'elle ne lance pas des couteaux...

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    2. des couteaux, des bulots, ou des bigorneaux !

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  2. Où est passée la nimbe dont était auréolée la tête de la fée? C'est vrai, l'autre était dans les bois et elle était dans l'extase en dansant! Les nymphes d'eau douce, les naïades, elles,sont plus enclines à la majesté, à la poésie et sont attirées surtout par les Satyres joueur de flûtes!!

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    1. J'en déduis que je me suis complètement loupée dans mon interprétation de ton texte...et que tu n'as pas reconnu ta fée des bois. :-( Mais elle avait un peu soif à force de danser...

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  3. Comment penses-tu que je n'aie pas reconnue la fée des bois soupirants? malgré l'éclat de la lumière qu'elle diffusait, alors, je savais qu'elle devait bien prendre un bain au lac des naïades, d'ailleurs je l'attendais avec ma flûte enchantée qui m'a été prêtée par Merlin!
    Bonne nuit la nymphe aquatique!

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    1. TU me rassures! Je m'étais beaucoup appliquée pour ce dessin, et je pensais t'avoir déçu.

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    2. Et ben dis-donc bonne fée, crois-tu qu'on t'oublie facilement!?

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  4. Il n'est pas de notre usage de nous auto-citer. Nous céderons à l'exception pour attirer l'attention éphémère des visiteurs sur NORGE, grandissime poète belge s'il en est, et donner ce beau poème, "Le Funambule" qui sied véritablement à l'auteur de ce blog. La présentation imposée par la typographie des commentaires fait fi de l'écriture originale du poème. Pour lire ce poème prémonitoire de NORGE (et éventuellement une quarantaine de poèmes d'icelui) on pourra se rendre sur le blog de Nuageneuf en composant :

    http://nuageneuf.over-blog.com/article-norge-le-funambule-99379670.html



    « Vous pourriez déranger la chance »


    Le funambule

    Un sentier de fil tendu et si mince qu’un ange n’y pourrait cheminer que les ailes ouvertes ;

    Rien que l’espace alentour -, très bas et très haut l’espace charmeur et mortel.

    Ô funambule, il n’est pas de solitude comparable à la tienne et tu n’as d’autre compagnon

    Que cette mort toujours te parlant à l’oreille et te pressant de lui céder.

    Ah ! quelle danse étrange où le moindre faux pas punit de mort le danseur !

    Quelle fidélité où le moindre mensonge immole le menteur.

    De ton pied intelligent, tu choisis le nombre d’or entre cent nombres perfides — et chacun de tes orteils est vainqueur de cent énigmes.

    Tandis que tes bras levés et tes paumes bien ouvertes semblent toucher une rampe de vent ou calmer les sirènes du vide.

    Une grâce vigoureuse dicte la foi forte et chaste à tes genoux, à ta nuque.

    Et tu poursuis un voyage dans la pure vérité.

    Tu marches ; plus rien en toi ne peut dormir ou rêver. Ô justice, ô vigilance.

    Et tu es comme l’avare qui perdrait tout son trésor en perdant un seul denier.

    L’oiseau des cimes t’admire en ta haute pauvreté. Il a dans l’air vaste et nu mille soutiens transparents :

    Toi, tu n’as pour seul appui qu’un fil nié par les yeux, le plus frêle fil du monde entre deux bords de cristal.

    Tu inventes la balance où rien d’impur ne survit et quel juste partage est fait dans l’équilibre du monde.

    Entre huit grains de poussière et deux plumes de mésange !

    Si ta main va s’emparer de quelque invisible pêche, tu sais la fondre en toi-même et goûter son jus profond de la lèvre au bout des pieds.

    Ô prince du suspens, ô maître de l’audace, chaque pas que tu fais engendre des musiques en des lieux bercés hors du temps ;

    Et la terre envieuse et l’abîme dompté ne pouvant t’engloutir, ont pris parti de t’adorer.

    Règne donc dans un tourment aux figures de délice ; caresse d’une main savante les grands fauves endormis,

    Puisque tu vois danser ton âme à la distance d’un seul pas et que ta main va l’atteindre.

    Ô solitaire, ô lucide, risque à chaque instant de perdre un séjour obéissant, un empire de saisons pour gagner un pas de plus.


    NORGE
    Oeuvres poétiques

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    1. Tant de beauté dans ce texte me coupe le souffle.

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  5. Alors comme ça, maintenant, on met des gants de grande dame pour jouer dans l'eau, et avec des pompons roses en plus...Tsss! Il n'y a que les fées pour faire des trucs pareils!

    J'aime l'aspect ouatiné des typhas et les mèches rebelles qui donnent à la jolie nymphe un air espiègle.
    Bises admiratives d'Ep'

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